Femmes entrepreneurs : se libérer de son rapport à l’argent pour débloquer son succès

Sujet tabou par excellence. Pour les femmes, l’argent peut vite devenir source de blocages. Et pourtant : parler d’argent n’a jamais été aussi essentiel pour toutes les entrepreneuRES actuelles et en devenir.

Derrière chacune de ces femmes dirigeantes qui doutent de leurs tarifs, refusent une augmentation ou investissent tout dans leurs boîtes plutôt qu’en elles-mêmes… il y a souvent des croyances profondément ancrées.

“Je ne mérite pas.”

“Je vais faire fuir mes clients.”

“Je ne fais pas ça pour l’argent.”

Et si ce n’était pas vous… mais votre cerveau conditionné depuis des années ?

Bienvenue sur mon blog, je m’appelle Claire Stride, je suis spécialisée en neurosciences et neurodiversité.

Dans un paysage entrepreneurial en pleine explosion féminine : création d’entreprises, innovation, reconversions inspirantes, …

Un point revient souvent :

👉 le rapport à l’argent est conflictuel.

Posture courantes

  • Elles se paient moins.
  • Fixent des tarifs plus bas.
  • Préfèrent investir dans leur entreprise que s’augmenter.
  • Ont du mal à négocier.
  • Ont peur de gagner “trop” ou d’en parler.

Quelques chiffres parlants

En France, à compétences égales, une femme entrepreneur gagne 28 % de moins qu’un homme.

2 femmes sur 3 n’osent pas augmenter leurs prix de peur de perdre leurs clients.

70 % disent avoir eu un blocage lié à l’argent dans leur parcours.

 

Et ce n’est souvent pas une question de compétences.

C’est un conditionnement culturel, émotionnel, neurologique.

Un héritage invisible, mais bien là.

Venons le décrypter ensemble.

2) Ce que les neurosciences nous apprennent sur le rapport féminin à l’argent

Le conditionnement neuronal

Notre rapport à l’argent n’est pas seulement une affaire de chiffres.

C’est d’abord une affaire de cerveau.

 

Et plus précisément de cerveau limbique : le siège de nos émotions, de nos souvenirs affectifs… et du fameux circuit de la récompense.

Quand il s’agit d’argent, c’est ce circuit qui s’active et il ne s’active pas de la même manière chez tout le monde.

👉 Des études en neurosciences ont montré que chez les femmes, l’amygdale (la partie du cerveau qui gère les réponses émotionnelles comme la peur ou le stress) s’active plus intensément lors de prises de risques financières.

Cela veut dire que les enjeux monétaires déclenchent des signaux de danger plus forts.

 

Autre point clé : la dopamine, l’hormone du « désir » et de la « motivation ».

Chez beaucoup de femmes, elle est davantage libérée lorsqu’un objectif a du sens humain, relationnel ou collectif (aider, contribuer, créer du lien)… plutôt qu’un gain financier pur.

Résultat : ce n’est pas qu’elles n’aiment pas l’argent.

C’est que leur cerveau n’a pas appris à l’associer spontanément à du plaisir ou de la sécurité.

Le conditionnement culturel

Depuis l’enfance, les filles entendent des messages subtils (ou très explicites) sur ce qu’elles « devraient » incarner :

douceur, discrétion, altruisme.

On leur apprend à aider, à donner, à être raisonnables, mais rarement à recevoir, encore moins à négocier, investir ou parler d’argent sans rougir.

 

Certaines croyances culturelles persistent encore aujourd’hui :

– « L’argent, c’est sale. »

– « Ce n’est pas très féminin de parler de tarifs. »

– « Une femme ambitieuse, c’est agressif. »

– « Il vaut mieux être passionnée qu’intéressée. »

 

Ce discours culturel façonne le cerveau.

À force de répétition (par les parents, l’école, les médias), il forge des connexions neuronales : on intègre l’idée que vouloir de l’argent, c’est risquer de devenir « moins aimable », « moins humble », ou « moins femme ».

Le conditionnement familial

Ce que nous pensons de l’argent vient aussi de ce que nos parents en ont pensé avant nous. (et transmis inconsciemment)

  • Si on a vu une mère dire : “Ce n’est pas grave, je me débrouillerai” pendant que tout reposait sur elle,
  • Un père absent financièrement ou inversement omniprésent sur tous les choix d’argent,
  • Une maison où on ne parlait jamais d’argent sauf quand il en manquait,
  • Ou une phrase entendue mille fois : « L’argent ne fait pas le bonheur, tu sais »…

… alors ces récits sont encodés profondément dans notre mémoire émotionnelle.

Ils deviennent des réflexes inconscients. On ne peut pas construire une liberté financière sur des fondations qui nous disent “tu n’en es pas digne”.

Résultat ? Un cerveau qui évite, contourne, ou panique… au moment où il faudrait oser recevoir.

3) 5 leviers concrets pour transformer son rapport à l’argent

Pas besoin d’un miracle.

Juste de nouveaux circuits neuronaux à créer, et une permission intérieure à s’accorder.

Faire l’inventaire de ses croyances limitantes

Prenez un carnet, votre Notion, une feuille volante, et notez :

  • Ce que vous pensez de l’argent.
  • Ce que vous pensez des femmes qui en gagnent beaucoup.
  • Ce que vous vous autorisez à recevoir.

Vous verrez vite émerger des phrases qui définissent votre rapport à l’argent comme par exemple :

« Si je gagne trop, je vais perdre des amis. »

« Je ne mérite pas autant que lui. »

« L’argent n’est pas ma priorité. »

👉 Tant que ces croyances restent actives, elles limitent vos actions… même inconsciemment.

Reprogrammer son cerveau avec des affirmations puissantes

Le cerveau adore les répétitions.

Chaque fois que vous affirmez :

« Je suis digne de recevoir de l’argent en abondance. »

« Je peux prospérer sans culpabilité. »

« Je crée de la valeur, je mérite d’être rémunérée. »

… vous activez de nouveaux circuits. Littéralement.

Challenge : répétez 3 affirmations (adaptées à votre contexte) chaque matin pendant 21 jours.

(Revenez me dire ce qui a changé.)

Fixer des tarifs alignés et stratégiques

Il ne s’agit pas de “mettre un prix au pif”.

Mais de construire une offre claire, de comprendre la valeur réelle que vous apportez…

Et de cesser de culpabiliser à l’idée de recevoir de l’argent en retour.

S’entourer d’un réseau de femmes puissantes

Le cerveau apprend par imitation.

Plus vous vous entourez de femmes qui osent, plus votre cerveau comprendra :

“Moi aussi je peux.”

Un cercle de femmes ambitieuses, sans compétition, c’est un espace de déconditionnement, de soutien, et de réassurance collective.

Et surtout : c’est le meilleur endroit pour parler d’argent sans tabou.

Donner une mission à son ambition financière

L’argent n’est pas une fin. C’est un moyen.

👉 À quoi va-t-il vous servir ?

👉 Quelle contribution allez-vous amplifier grâce à lui ?

Une fois que vous reliez votre réussite financière à un projet de sens, votre cerveau s’apaise. Il ne s’agit plus d’être « cupide », mais de faire circuler les ressources.

Se reconnaître comme créatrice de valeur,

Se donner les moyens de sa mission,

Aider d’autres femmes à faire de même :

c’est ça, l’argent au service du féminin.

L’argent ne devrait pas être un tabou, ce n’est pas un trophée, ni un gros mot.

C’est une énergie, un moyen d’atteindre ses objectifs, et vous en êtes dignes.

Vous avez le droit de réussir, de briller, de recevoir, d’être prospère.

Non pas pour dominer, mais pour incarner un leadership féminin, éthique, intuitif, inspirant.

👉 Le monde a besoin de femmes qui osent.

👉 Et surtout : de femmes qui s’autorisent.

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